![]() |
|
||||
|
Histoire
La fonction de C&B Manager est apparue progressivement et inéluctablement dans les entreprises, même si ce développement s’est souvent fait par opportunité, au coup par coup, davantage en fonction des candidats et des hommes, que pour répondre à une stratégie clairement exprimée.
L’approche rémunération et avantages sociaux variaient considérablement dans l’entreprise, selon que vous apparteniez à une entreprise française ou à un groupe étranger, notamment anglo-saxon. Les années 1970 voyaient ainsi coexister en France des responsables rémunération à l’anglo-saxonne, avec une approche pour partie commune à celle des contrôleurs de gestion, et une fonction à la française, plus centrée sur les négociations collectives et salariales et sur le pilotage de la masse salariale. Cette présentation duale, volontairement réductrice, peut se retrouver dans le domaine des avantages sociaux entre des techniciens des rémunérations différées ou variables, avec une approche individualisée des diverses composantes des « packages » et des responsables retraite prévoyance, souvent administrateurs des différentes caisses de retraite et institutions de prévoyance, avec une approche plus collective des avantages sociaux. Les années 1980 ont vu apparaître et se généraliser d’autres types de rémunération et d’avantages sociaux : intéressement, épargne salariale, stock options, plan d’actionnariat salarié… et avec eux la notion de rémunération globale. S’est alors posé le problème de la cohésion, de la complémentarité, de la maîtrise, de l’optimisation de ces différents outils. Les Compensation et Benefits Managers ont alors fait véritablement leur apparition, timidement au départ et seulement dans quelques groupes industriels et commerciaux, puis de manière beaucoup plus marquée dans les années 1990. L’internationalisation des entreprises et la complexification des organisations et du management ont imposé et continuent d’imposer le recours aux services d’un C&B Manager interne, dont la fonction a finalement fusionné les approches anglo-saxonnes et françaises. Ce qui est sûr aujourd’hui est que la fonction a « pris du galon » en France et que les Responsables Rémunération et Avantages sociaux ressemblent désormais à s’y méprendre à leurs homologues Comp and Ben Managers américains. |
||||
|
|||||